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Nous sommes tous des princes et des princesses
Contes écrits par La Fannette, pour grands et petits
Ces contes initiatiques sont un véritable rendez-vous avec vous-même, et tout le monde y trouvera son "conte"... de votre enfant intérieur à votre sage intérieur, en passant par votre coeur...


10,50 €




Dans certains des contes que vous allez lire, il y a des princes et des princesses, et nous pourrions tout  à fait être eux. Dans d'autres, il y a des personnes comme vous et moi qui pourraient tout à fait être des princes ou des princesses. Tous ces personnages vivent en moi, il n'y en a pas un que je préfère à l'autre, il n'y a pas de gentils, il n'y a pas de méchants, il y a du vivant. Parce que le piège dans lequel Feuillette a failli tomber, je l'ai évité de justesse. Parce que, comme Mamiouchka, je m'épuise à vouloir que tout le monde soit content. Parce que comme Anselme, j'ai envie de découvrir le monde, et comme la reine, j'en ai une frousse terrible. Parce que je voudrais tout contrôler, comme Fernand, et en même temps je voudrais chanter librement et écouter mon coeur, comme Lola. Parce que comme le crapaud, j'aime savoir le pourquoi du comment, parce que je voudrais trouver des solutions sans prendre le temps de les chercher, comme le docteur Amoilozeil, et en même temps je voudrais me connaître mieux, comme Nana Nanounga.
Et je suis persuadée que nous avons tous tout cela en commun.  C’est donc avec une grande joie que je vous partage mes histoires.



Un extrait:


La reine envoya Bouldor chercher des docteurs dans tout le pays.  Il revint avec dix médecins réputés, qu'on fit entrer dans la chambre du prince. Ils s'approchèrent de lui, l'examinèrent, le palpèrent, et d'une seule voix, s'exclamèrent:
-Oh, mon dieu!
La reine se liquéfia.
-C'est grave, docteurs?

-C'est gravissime, dit le premier.
-Un cas unique, dit le deuxième.
-On n'a jamais vu pareille chose, dit le troisième.
-Cet homme n'a jamais pleuré, n'est-ce pas? dit le quatrième.
-Il a le cœur gros, dit le cinquième.
-Un cœur énorme, dit le sixième.
-Démesuré, dit le septième.
-Il doit pleurer, dit le huitième.
-C'est le seul remède, dit le neuvième.
-Sinon, son cœur va éclater, dit le dixième.
-Qu'on les jette par la fenêtre! Hurla Fernand, en lâchant son oreiller. Jamais personne ne me verra verser une larme, vous m'entendez? Qu'on les jette immédiatement par la fenêtre!
Bouldor jeta les docteurs par la fenêtre, Fernand reprit son oreiller dans sa bouche, la reine se mit à pleurer.
-Ecoute-moi, Fernand, j'ai toujours voulu que tu sois fort et grand, mais en fait, je voudrais d'abord que tu sois vivant, mon fils, peu importe que tu sois prince ou roi, tu es mon fils, je ne veux pas te voir souffrir, et mourir. Pleure un peu, lâche cet oreiller, s'il te plaît.
-C'est hors de question. Je ne pleurerai pas. Je suis Fernand le grand, et je dois endurer les pires souffrances pour être digne de succéder à mon père.